Le puits canadien et la qualité de l’air | Puits Canadien

Le puits canadien et la qualité de l’air

Posté par admin le 25 février, 2011 en Puits canadien

L’observatoire de la qualité de l’air intérieur estime que les citadins passent, en moyenne, 22 heures sur 24 en espaces fermés. La qualité de cet air que nous respirons dans les espaces clos est donc d’une importance primordiale pour la bonne santé de chacun.
L’installation d’un puits canadien, évidemment, n’assainit pas directement l’air des logements, mais a pour effet indirect d’encourager les occupants à mieux renouveler l’air intérieur..

Les pollutions intérieures : sources et natures

Des symptômes les plus bénins jusqu’aux plus sévères, les pollutions intérieures peuvent être sources de nombreuses gênes ou pathologies.
Difficilement mesurables parce que propres à chaque foyer, elles se manifestent par la présence de composés organiques volatils (appelés COV) provenant de produits qui, bien que leur utilisation soit parfaitement entrée dans les mÅ“urs, polluent l’air de toute habitation.

Il est possible de scinder en trois catégories la liste des sources de pollutions intérieures, avec celles provenant des matériaux utilisés lors de la construction des bâtiments, celles qui sont dégagées par les produits d’entretien, et celles liées aux combustions diverses.
Pour la première catégorie de sources de pollution, nous pouvons citer de façon non exhaustive les matériaux utilisés pour l’isolation, les revêtements à base de dérivés pétrolifères, les peintures anciennes, les tissus ou encore les moquettes.
Pour la seconde, il est question du problème des produits de nettoyage (détergents, aérosols) qui, de façon très majoritaire, contiennent de nombreuses substances toxiques.
Enfin, les combustions diverses, de la cuisson des aliments au tabagisme en passant par les cheminées à foyer ouvert qui répandent d’importantes quantités de micro-particules nocives.

Certes, les densités de substances de cet ordre mesurées dans l’air des habitations sont infimes. Mais, même si cela reste encore un peu flou faute de pouvoir isoler les conséquences de ce genre de pollutions des autres, la durée d’exposition est tellement importante que les risques d’en subir des conséquences sont impossiblement nuls…

Le benzène, le toluène, le xylène et le trichloréthylène, pour ne citer que plus connus, font partie de cette liste de substances volatiles toxiques retrouvées dans la majorité des logements. Selon les lieux testés, le nombre de ces substances varie de 50 à 300, en fonction notamment de l’âge de la construction et de la nature des produits utilisés pour l’entretien de l’habitation, et du mode de vie de ses occupants.

Si le puits canadien (ou provençal, puisqu’il s’agit du même procédé) ne fait pas office de purificateur d’air, il a toujours pour effet indirect d’encourager les habitants du logement qui en est équipé à mieux aérer les pièces de leur habitation.

Le puits canadien pour une meilleure aération

Le puits canadien n’est ni un système de climatisation écologique, ni un moyen de chauffage, ni un purificateur d’air à proprement parler. Sa fonction est simplement de réduire les écarts thermiques entre l’air extérieur entrant dans la maison et la température dite de confort que l’on souhaite avoir dans ses intérieurs.

En cas de températures particulièrement froides ou particulièrement chaudes, nous avons tous tendance à nous calfeutrer chez nous.
Ici, cette expression courante est particulièrement adaptée. Se calfeutrer, c’est précisément faire en sorte que l’air extérieur ne pénètre plus à l’intérieur d’un bâtiment, et donc, pour ce qui nous intéresse ici, de bloquer le renouvellement de l’air intérieur et d’accroitre, avec le temps, la densité de substances nocives contenues dans l’air de son habitat.

Les raisons qui encouragent ce calfeutrage sont de deux natures : d’une part conserver une température confortable en évitant de laisser rentrer l’air extérieur trop chaud ou trop froid selon la saison, et d’autre part faire des économies sur sa consommation énergétique liée au fonctionnement des chauffages et climatisations.

On s’aperçoit donc ici qu’installer un puits canadien amène, en plus des raisons premières qui en motivent l’achat, une sorte de bénéfice collatéral : un meilleur renouvellement de l’air, et donc sa dépollution.
Accroitre les volumes d’airs échangés avec l’extérieur permet de réduire la concentration en composés organiques volatils présents dans l’air, et donc de le purifier… Avec un puits canadien, favoriser ces échanges se fait avec une perte de confort moindre et un surcoût en consommation énergétique atténué.

Limites du puits canadien pour la qualité de l’air

Pour donner un point de vue objectif sur les bénéfices en termes de qualité d’air que l’on peu espérer tirer d’un puits canadien, il faut bien convenir qu’un phénomène général vient en atténuer le potentiel.

La raison : c’est en ville que l’on passe le plus de temps à l’intérieur, et c’est également en ville que l’air extérieur est le plus pollué ; c’est à la campagne que l’on passe le plus de temps à l’extérieur, et c’est aussi à la campagne que l’air extérieur est le plus sain, sauf cas particuliers.

En d’autres termes, c’est souvent dans les situations où l’on en a généralement le plus besoin que les avantages du puits canadien sur la qualité de l’air intérieur sont les plus faibles, et réciproquement…

Reste que quel que soit le mode de vie de chacun, renouveler l’air intérieur de son habitation ne peut être que bénéfique pour la santé, et que, dans tous les cas, un puits canadien encouragera un comportement favorable à un meilleur renouvellement de l’air.

La filtration de l’air

Puits canadien et VMC double flux


Laisser un commentaire